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Le dispositif Cactile intègre dans chaque mètre carré de toiture un réservoir de 40 litres, conçu en plastique recyclé et bientôt en biomatériau. L’eau stockée peut être utilisée pour arroser les espaces verts ou alimenter les sanitaires, réduisant ainsi la consommation d’eau potable. Grâce à une interface connectée, la gestion de l’eau devient intelligente, réactive et adaptée aux épisodes pluvieux.
Lors d’orages intenses, la conception du système permet de retenir jusqu’à 85 % des précipitations, évitant que les réseaux d’évacuation ne soient submergés. Ce projet permet ainsi de réduire les risques d’inondation dans les zones urbaines, tout en valorisant une ressource souvent perdue : la pluie.
Déjà soutenu par l’ADEME, le système est prêt à être testé en conditions réelles dans plusieurs collectivités partenaires. Plus il sera déployé à l’échelle d’un quartier, plus l’impact sur la gestion de l’eau sera tangible.
Les bacs de récupération d’eaux de pluie existent depuis longtemps, mais il faut pouvoir les poser au sol ou les enterrer dans un jardin. Tous les bâtiments n’ont pas cette possibilité. Jean-Baptiste Landes, fondateur de la start-up Cactile, a donc imaginé un système de couverture de toits en pente qui intègre un collecteur et un réservoir d’eau. Retenu par l’ADEME lors de l’appel à projets de recherche Perfecto 2022, qui visait à accompagner l’écoconception de produits innovants, ce dispositif est multicouche. La partie inférieure, en plastique recyclé, bientôt en biomatériau, se pose sur la charpente et assure la mise hors d’eau du bâtiment.
Elle sert de réceptacle à un réservoir d’une capacité de 40 litres par mètre carré, dont la configuration s’adapte au bâtiment puisqu’il est constitué de modules reliés entre eux. La couche supérieure, elle, a l’aspect d’un toit en tuiles, mais elle est en métal, un matériau plus léger que la terre cuite. Le tout peut être relié à un système d’arrosage ou aux chasses d’eau. Un boîtier connecté permet par ailleurs le pilotage à distance de la vidange de la cuve vers le réseau collectif en prévision d’un orage, de manière à ce que le système soit prêt à recevoir le maximum d’eau de pluie quand celle-ci tombera. «Grâce à un design conçu pour ralentir l’écoulement des eaux, le dispositif devrait, en cas d’orage torrentiel, parvenir à recueillir 85 % des précipitations, jusqu’à remplissage des cuves, annonce Jean-Baptiste Landes. Ainsi, plus il y aura de bâtiments équipés dans un quartier, plus il serait possible de retenir un grand volume de pluies, donc de limiter l’engorgement des réseaux publics et les inondations que cela peut induire. » Le modèle a déjà été testé en laboratoire, et s’apprête à l’être en conditions réelles. Plusieurs collectivités, telles que Gaillac Graulhet Agglomération, ont déjà manifesté leur intérêt.







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